A la demande d'une jeune fille qui a posté, nous allons parler de Clémence et Noémie.
Voici la triste histoire:
Clémence, 14 ans, et Noémie, 15 ans, ont disparu le 25 Janvier 2005 au soir, après l'école. Le mercredi, au cap Blanc-Nez, les gendarmes ont retrouvé le corps sans vie de Noémie, qui avait laissé une lettre indiquant des intentions suicidaires.
Clémence reste introuvable. Sur son blog (journal intime sur internet), elle exprimait, depuis plusieurs semaines, son mal de vivre et parlait également de suicide.
«C'EST pas ma fille, c'est pas possible, pas ma fille...» Une femme crie sa douleur, se débat dans les bras de ses proches. Il est 17h45 à Sangatte, près de Calais, et la belle-mère de Noémie, 15 ans, sait maintenant que celle qu'elle considère comme sa fille ne rentrera pas. Son corps sans vie a été découvert, deux heures auparavant, au pied du cap Blanc-Nez, au milieu des rochers.
Clémence, 14 ans, qui l'accompagnait, était hier soir toujours introuvable. Mais le pire est à craindre. Sa mère, effondrée, prostrée sur le trottoir, n'avait plus la force de marcher, d'espérer. «Qu'est-ce qu'elle a fait? Oh non, qu'est-ce qu'elle a fait?»
Rupture sentimentale:
Qu'ont-elles fait, ces deux adolescentes portées disparues depuis mardi, recherchées par la police, les gendarmes et les pompiers? Les deux collégiennes, scolarisées à Guînes et Coulogne, avaient disparu depuis la sortie des cours. Et c'est en fin de journée que la famille de Clémence, alertée par une lettre troublante laissée par l'adolescente, a contacté la police. Clémence souffrait de sa rupture avec son petit ami. À lui aussi, elle avait écrit ses intentions de mettre fin à ses jours. Noémie, qui était proche de Clémence, était affectée par cette rupture. Et marquée par la vie. Noémie, dont les bras étaient entaillés, portait dans sa chair les traces de son mal-être. Toutes deux semblaient déterminées à s'unir dans un double suicide qui devait les délivrer de leur souffrance.
Tous ces éléments étaient suffisamment inquiétants pour mobiliser, mardi soir, une quinzaine de policiers. D'autant qu'un témoin assurait avoir vu, ce même soir, les deux jeunes filles aux abords du Blanc-Nez. Un cap très touristique, mais aussi tristement célèbre pour le nombre de suicides qui y sont commis.